Les ouvertures du président Obama en direction de l’Iran, confèrent implicitement à ce pays un statut de puissance régionale, inquiétant les monarchies de la région. L’Arabie Saoudite et ses voisins se sont déjà inquiétés, à travers l’intervention militaire en Irak, du rôle accru donné à Téhéran, qui exerce aussi une influence majeure au Liban et dans la bande de Gaza à travers le Hamas. Le roi Abdallah d’Arabie Saoudite résume en une formule le dilemme auquel des régimes comme le sien sont confrontés : « Un Iran nucléaire serait terrible mais une intervention militaire américaine contre l’Iran serait tout aussi terrible ».
Invitée : Bassma Darwish-Kodmani. Chercheuse associée au CERI (Sciences-Po), directrice de Arab Reform Initiative.